Fianarantsoa et ses collines.
Notre ville de Fianarantsoa se situe dans les Hautes Terres du sud de Madagascar. Parmi les 150 000 habitants, chaque jour, nombreux sont ceux qui traversent les collines, pour se rendre au marché et faire leurs courses.


Des gens venus de partout.
Des paysans viennent de très loin pour vendre leurs fruits et légumes. Aussi tous les commerçants autour du marché doivent-ils être ravitaillés. Contrairement à d'autres villes de Madagascar, comme Tuléar, Ambositra, Antsirabe, il n'y pas de pousse-pousse ni de charrettes à zébu pour transporter les denrées essentielles au quotidien des gens. Et les camions ne montent pas dans la ville.

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Les chariots
Les populations utilisent les « varamba », ou chariots. Ces chariots de bois permettent de monter et descendre les marchandises jusqu' au pied de la ville haute. Des hommes, des femmes, des enfants parfois, c'est un spectacle permanent de voir ces charriots poussés par des êtres humains hennissants ! On voit les hommes pousser, visage contre le sol, dos couvert de sueur, pieds nus, pousser et pousser les chariots, de l'aurore jusqu'à la nuit.

Un va-et-vient étonnant.
Le chargement de ces chariots est un spectacle étonnant qui fait la particularité de la ville. Nous tentons d'énumérer ces chargements sur les varamba. Cette énumération incomplète d'objets et de denrées raconte le quotidien de la ville et de ses habitants. Les « varamba » peuvent transporter des paniers de litchis juteux, des grosses volailles, un énorme lustre, des tomates mûres, des briques colorées, un cochon propre et ficelé, des meubles abîmés, des matelas mousse empilés, des tiges de fer épaisses, des matériaux de récupération, des cochons noirs suffocants, des mangues mûres, des pots de fleurs en terre entassés, des fripes propres et rangées, des poulets et des canards agités, des outils rouillés, des régimes de bananes vertes, des charbons gris, des valises lourdes, des tables rondes, des chaises superposées, des arbres coupés, des sacs de café, des paniers multicolores, des poules enfermées, des petits enfants mouillés, des « garaba » pleins de choux, des tas de rideaux arc-en-ciel, des ballots bien serrés, des marmites brillantes, des bidons d'alcool ancien, de vieux coffres, des plantes médicinales, des planches attachées, des sacs remplis de ciment, des dindons dodelinant, des bambous fagotés, des sacs d'oignons rouges, des oies sauvages, des balles de fripes géantes, des bidons d'huiles graisseuses, des bagages attachés, des tas de fournitures scolaires, des vélos abîmés, des amas de chaussures usées, des taules neuves, des barres épaisses, des objets cassés, des plantes magnifiques, des bois ronds, des jouets neufs, des crustacés desséchés, une télé neuve, des bouteilles recyclables, une montagne de sac de riz blanc, un énorme lit, des feuilles de thé vert, du fourrage d'eucalyptus tassé, des mangues jaunes, des tomates vertes, des vitres fragiles, des canards découragés, de l'eau douce des puits...

Des chariots de feu.
Ces scènes présentent l'effort humain en action.  Notre professeur d'Arts plastiques, M. Gaude, a souvent peint ces extraordinaires pousseurs de chariots « varamba », intrigué par leur travail harassant. Il utilise la technique des sanguines ; la couleur rouge feu évoque la terre de Madagascar, surnommée l'Ile Rouge.
En fin de journée, dans les descentes, les « varamba » dépassent les autos... pour un dernier chargement ou rentrer vite à la maison.
Les pousseurs font un travail exténuant ; ils poussent le lourd fardeau. Un peu comme Sisyphe remonte son rocher.


Classe de 4ème A et B.Collège René Cassin

Fianarantsoa - Madagascar

 

 

 

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